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Cocorosie - The Adventures of Ghosthorse and Stillborn article écrit par Laurent, le 6 avril 2007 Une souris verte qui courait dans l’herbe, je l’attrape par la queue, je la montre à ces messieurs, ces messieurs me disent trempez-là dans l’huile, trempez-là dans l’eau, ça vous fera un escargot tout chaud.
Les sœurs Casady sont donc - déjà - de retour, alors que Sierra a encore pondu l’année dernière avec la peintre Matteah Baim un album bizarroïde (terme devenu plus que commun ici - au point qu’on imagine prendre des bains d’huiles trouvées sur un marché paumé, mélange de world culture et de sorcellerie à la sauce moderne) avec les - décevants - Metallic Falcons . Mais revenons aux Casady. Leur musique dans La Maison de Mon Rêve, leur premier opus, nourrie et plus qu’inspirée du monde des enfants, autant dans la forme que dans le fond et accouchée telle une farce, avait rencontré un succès mérité. Pour les plus sceptiques, disons qu’elles sont arrivées au moment opportun. Les voici maintenant coincées, pour leur plus grand bonheur (voyez Noah’s Ark), dans ce genre qu’elles n’ont peut-être pas créé (dixit, ici même, Françoiz Breut ou Joan as Police Woman...), mais qu’elles représentent amplement, et que l’on pourrait baptiser de "folk gospel bricolé". En témoignent aujourd’hui ce titre et ce concept inspirés de Wee Willie Winkie : les aventures du cheval fantôme et du mort-né. Pour, disent-elles, leur faire faire ce qu’on ne peut pas faire dans la vraie vie. Allez toi ? Du coup, on ne joue plus, et on commence même à s’y croire de plus en plus (jusqu’à se maquiller et délivrer des pochettes signées Pierre et Gilles). On sort presque album sur album, drainant toujours les mêmes ingrédients (des jouets, des boîtes à musique, une voix de sorcière, des paroles de contes de fées, une harpe) tout en y infusant de nouvelles recettes. Ici, clairement, c’est le hip hop, le dub et leurs multiples manières de faire, surtout rythmiques, qui apportent ce qui fait qu’on ne jette pas la chose au bac (à sable, non, à soldes pardon). Par moments, le chant d’opéra aidant, on est à la limite de l’indigeste, mais c’est la marque de fabrique de Cocorosie. Si on n’aime pas, on circule. "Japan", en l’occurrence, et son refrain fédérateur, ou "Promise", poursuivent ce que le rappeur français Spleen avait laissé entrevoir sur "Bisounours" (Noah’s Ark). A une nuance près : la grande sensualité (inexplicable) de leurs voix. Il en est ainsi de "Werewolf" et de son loop entêtant, appuyé par une basse tonitruante. Ceci dit, comme rappelé précédemment, les vieilles casseroles sont toujours d’utilité et font souvent les meilleurs plats (la belle ballade "Sunshine" pourrait provenir du premier EP). Même le très saloonesque "Houses" lorgne - encore une fois - vers du Tom Waits de cabaret. Côté VIP, on a pas trop donné dans l’ostentatoire de l’album précédent. Non, ici, on retrouve juste encore la diva Antony and the Johnsons sur "Miracle". L’album laisse toujours la même impression que le précédent. La surprise que suscitait leur première fournée n’est plus au rendez-vous, mais leur musique apporte toujours ce je-ne-sais-quoi qui vous y fait retourner (sans que ce soit toujours avouable). Ah, enfance, quand tu nous tiens.
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Touch and go - 2007 1. Rainbowarriors 2. Promise 3. Bloody Twins 4. Japan 5. Sunshine 6. Black Poppies 7. Werewolf 8. Animals 9. Houses 10. Raphael 11. Girl and the Geese 12. Miracle Lire également - Isobel Campbell & Mark Lanegan - Ballad of the Broken Seas - Theo Hakola - Drunk Women and Sexual Water - Paramount Styles - Failure American Music - Calexico - Carried To Dust - CocoRosie - Noah’s ark - Luke Temple - Hold A Match For A Gasoline World - Liz Janes - Poison & Snakes - Scout Niblett - This Fool Can Die Now Du même auteur - Black Rebel Motorcycle Club - Baby 81 - The Young Gods - Super Ready / Fragmenté - Zita Swoon - Big City - LCD Soundsystem - The Sound of Silver - Dälek - Abandoned Language - Joss Stone - Introducing... - The Jai Alai Savant - Flight of the Bass Delegate |