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Asian Dub Foundation - Tank article écrit par Laurent, le 22 mars 2005 Asian Dub Foundation n’a jamais aussi bien porté son nom Dub. Après avoir honoré l’Asian, voici la Jamaïque qui s’invite dans leur maelstrom engagé.
Asian Dub Foundation... La bio insiste sur le fait que c’est - devenu - plus un collectif qu’un groupe. Tu m’étonnes. Que de changements depuis le début, où ils faisaient la première partie de Primal Scream, menés par un petit jeune de 16 ans, Deedar Zaman, qui débitait un flow aux accents pakistanais. Dès ses débuts, et pour les trois premiers albums, Asian Dub Foundation exprimait via un drum & bass à la sauce asiatique l’engagement politique de toute la génération des jeunes anglais de parents immigrés (paki en l’occurrence). Les beats et les paroles étaient à la hauteur de leur rage : speedés, au son crasseux, à l’odeur de la sueur, et pimentés aussi, en honneur à leur origine. On pouvait parler d’un melting pot entre hip hop, punk, électronique et asian beat. Aujourd’hui, et surtout depuis le dernier album en date, Enemy of the enemy (2003), ADF est devenu une institution, un label, à tel point que depuis le départ du jeune chanteur, qui apportait une sacrée personnalité et couleur au groupe (euh, collectif pardon), la musique s’est diablement calmée, assagie, louchant plus vers Massive Attack que vers Roni Size. Vous me direz, c’est normal aussi, les gars ne sont plus aussi jeunes (et puis je n’ai pas dit non plus qu’ils faisaient maintenant dans la valse ). Le propos - par contre - est toujours aussi engagé, suivant le "politiquement correct" rebelle d’un José Bové et de l’anti-globalisation en général, leur offrant une sorte de fond sonore idéal pour les petits meeting de Porto Alegre... On dit que le mouvement s’essouffle. On a peur que ce soit - parfois - un peu la même chose pour ADF. Notons aussi l’idée géniale qui les a amenés à réécrire la bande sonore du film de Mathieu Kassovitz, La Haine. Sachez qu’ils travaillent sur un opéra sur la vie du colonel Kadhafi. Car malgré cette pochette évoquant l’Irak, malgré son titre Tank, les titres évocateurs "Oil", "Take back the power", la musique ici tient plus du trip hop que d’autre chose. On pourrait même voir figurer des titres comme "Melody 7" sur la prochaine compilation Lounge bazar, c’est dire comment le groupe s’est assagi. ADF a - enfin diront certains - donné un sens au Dub qui est incrusté dans leur nom. Attention, il reste encore quelques photos souvenirs : "Flyover", qui ouvre la galette, donne l’illusion d’un groupe toujours aussi illuminé, même si après réflexion on pense plus à Red Snapper qu’au punk, plus à la Jamaïque qu’au Pakistan. Le pays de Bob Marley est très présent, de bout en bout. Non seulement grâce à Ghetto Priest, mais surtout grâce au désormais incontournable Horace Andy. Ben Watkins (qui a composé la musique des Matrix) et Adam Green (l’autre, ingénieur du son de Leftfield) ont fait le reste, à savoir un son très électronique, fortement influencé par la mouvance black du Royaume-Uni, et de la Jamaïque donc. La preuve qu’ils ont peut-être viré un peu plus reggae, mais que l’ouverture d’esprit, la curiosité culturelle et le constant besoin d’habiller leur propos sous différents formats habite toujours les membres du collectif, ce qui est tout à leur honneur. Dans l’absolu ce n’est pas très original. Dans leur cas, ça l’est. Bon, passé la déception que l’on pourrait avoir sur ce que l’on attendait, il faut admettre qu’il y a des titres très bien ficelés sur cette galette, qui s’écoute sans sourciller et, surtout, sans bailler : "Tank" et son refrain chanté par Horace Andy qui évolue sur un beat lancinant, caressé par quelques timides sonorités asiatiques. "Powerlines" qui rappelle Death In Vegas ou les Chemical Brothers. "Warring Dohl" est un appel à se bouger le cul (dans tous les sens du terme). "Tomorrow begins today" ne fait pas dans le détail : c’est bel et bien du reggae. Hébergés chez Labels, on a droit à la technologie Opendisc, qui vous permettra de charger trois titres illustrant leur récente collaboration avec Chuck D. de Public Enemy, porte-drapeaux s’il en est de la musique engagée.
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2005 - Labels 1. Flyover 2. Tank 3. Hope 4. Round Up 5. Oil 6. Powerlines 7. Who Runs The Place ? 8. Take Back The Power 9. Warring Dhol 10. Tomorrow Begins Today 11. Melody 7 Lire également - New Order - Waiting for the siren’s call - Beanfield - Seek - Sélection de disques electro/dub automne 2005 - Matmos - The Rose Has Teeth in the Mouth of a Beast - Neon Neon - Stainless Style - Friendly Fires - S/T - The Radio Dept. - Lesser Matters - Bobby Conn and the Glass Gypsies - The Homeland - The Herbaliser - Take London - Sinéad O’Connor - Throw down your arms - Dub Narcotic Sound System - Degenerate Introduction - Down Santic Way - Santic Jamaican Productions - Lily Allen - Alright, still - The Jai Alai Savant - Flight of the Bass Delegate - Burning Spear - Sounds from the Burning Spear - Rob Smith - Up on the Downs - Yeasayer - All Hour Cymbals - La Mar Enfortuna - Convivencia - Susana Baca - Travesias - Get Back Guinozzi ! - Carpet Madness - Lisa Gerrard - The Silver Tree / Best Of - Group Doueh - Guitar Music from the Western Sahara - Blur - Think Tank - Sélection Constellation (Glissandro 70 ; Black Ox Orkestar) - Interpol - Turn On the Bright Lights - Panico - Subliminal Kill - Wilderness - Vessel States - The Church - Uninvited Like The Clouds - Interpol - Our Love To Admire - Arctic Monkeys - Who The Fuck Are Arctic Monkeys ? - Bloc Party - Silent Alarm - Ungdomskulen - Cry Baby Du même auteur - Black Rebel Motorcycle Club - Baby 81 - The Young Gods - Super Ready / Fragmenté - Zita Swoon - Big City - Cocorosie - The Adventures of Ghosthorse and Stillborn - LCD Soundsystem - The Sound of Silver - Dälek - Abandoned Language - Joss Stone - Introducing... |